Fête de Pongal

LE FESTIVAL de PONGAL, aussi connu sous le nom de SANKRANTHI
     
Le festival de PONGAL, aussi connu sous le nom de SANKRANTHI est une cérémonie traditionnelle de l’Inde du sud.Le terme « PONGAL » signifie « riz au lait ». Il s’agit d’une fête agricole oecuménique au cours de laquelle l’on célèbre les nouvelles récoltes. Ce festival célébré par l’ensemble de la communauté Tamouls souligne aussi le commencement d’un mois nouveau et que l’on espère prospère
Le Pongal est fêté aujourd’hui non seulement en Inde du sud et à Singapour mais aussi en Malaisie. 60% des indiens de Singapour sont Tamouls du sud de l’Inde.Le tamoul est d’ailleurs l’une des quatre langues officielles reconnues dans la Cité du Lion.Une fête similaire est célébrée au cours du mois de mars (« Holi »). Celle-ci met à l’honneur le blé, cultivé dans les régions du nord de l’Inde. Le choix de la date est lié au zodiac. Il s’agit de l’entrée du soleil dans le signe du capricorne. Il correspond généralement au 14 ou au 15 janvier. La fête de PONGAL sera célébrée le 14 janvier. Au cours des journées précédent PONGAL, les rues s’animent. Les échoppes « s’habillent » de canne à sucre, symbole de prospérité et de douceur de la vie, de racines de gingembre et de turmeric, qui apporte la longévité. La turmeric a entre autre vertu d’être un antiseptique, il est aussi beaucoup utilisé en cuisine. Les indiens préparent dans la joie le riz de la dernière récolte. Lors de la cérémonie du riz, la maison est nettoyée avec soin. Les pots en argile ou en aluminium, bref tout le nécessaire doivent être neufs. Les hindous bénissent les vaches sacrées afin de les remercier du lait qu’elles offrent chaque jour. Lors de la cuisson du riz, on met de l’eau bouillir dans un pot en argile ou en terre. Puis l’on jette le riz. Des femmes rayonnantes, vêtues de saris colorés, se succèdent pour jeter dans les pots une poignée d’épices ou de graines telles la cardamome, des raisins secs, des noix de cajou…ainsi qu’un verre de lait. Ces offrandes sont réalisées avec dignité et ferveur. Enfin on jette du sucre brun et du « ghee » qui est une sorte de beurre utilisé en cuisine. Le lait doit bouillir. La crème du lait doit monter et même déborder jusqu’à la surface du pot. Cela est supposé porte bonheur et prospérité.
Pendant ce temps, les hommes parent les vaches d’étoffes colorées, de colliers de jasmin et de bracelets. Ils les maquillent aussi de pigments rouges et safranés. Après la cuisson du riz, une fois que celui-ci a débordé, enfants et parents crient joyeusement « Pongalo…Pongale » et on offre du riz aux vaches.C’est quoi la curieuse tradition de la vache sacrée en Inde ? Pourquoi le culte de la vache, commun à toutes les civilisations de l’antiquité notamment méditerranéenne a-t-il perduré en Inde ? Pour les hindous, elle symbolise la vie. Les bœufs étaient essentiels à l’agriculture indienne, qu’ils étaient le principal moyen de trait et de transport dans les campagnes. Il s’aperçut alors que le nombre de bœufs en Inde était largement inférieur à celui nécessaire pour satisfaire la demande. Le bœuf est donc un bien précieux. Pour un paysan indien, un bœuf malade est une catastrophe. Il devra soit en racheter un, soit en louer un autre, donc emprunter de l’argent et s’endetter. De nombreux paysans indiens ont été obligés de quitter leur campagne car ruinés ou incapables d’acheter un autre bœuf. De plus, un bœuf ne se fabrique pas à la demande comme un tracteur, il faut une vache pour lui donner naissance. Le propriétaire d’une vache possède donc le moyen de « fabriquer » et de vendre des bœufs. Les vaches indiennes sont très résistantes et elles se contentent de peu de nourriture. Elles mangent peu de végétaux réservés à l’homme.
Ce culte protège également les paysans de la tentation de tuer ou vendre leur bétail pendant les périodes de disette, car ce sacrifice leur permettrait certes de se sortir d’une mauvaise passe mais il ne leur permettrait plus de cultiver la terre ensuite. L’amour de la vache n’est pas seulement spirituel mais qu’il s’inscrit dans une démarche matérielle logique. La valeur calorique de ce que consomme une vache occidentale est bien supérieure à la valeur calorique de sa viande. L’Inde consommera peut-être un jour de la viande de vache mais actuellement, en dehors de toute considération religieuse, cette consommation serait sans effet bénéfique sur l’économie indienne.Le culte de la vache reflète donc sa réelle importance en tant que ressourceNous sommes heureux de vous présenter « nos meilleurs voeux pour une bonne année 2006 » Une bonne fête de PONGAL 13 janvier 2006